Romain-Brice LOMER :

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Bonjour,
J'ai une question pratique par rapport à votre expériences sur les shifts: En combien de temps se réduit un shift en moyenne? Quelles sont les complications?
J'ai un patient actuellement depuis 5 séances. Le shift (droit avec douleur à gauche) c'est presque réduit mais depuis deux séances il n'y plus d'évolution au niveau de la correction posturale (toujours en shift droit mais de moins grande amplitude et le patient arrive à ce corriger mais pas le maintenir) et des douleurs à droite au niveau de L5 et face antérieure de hanche droite sont apparues. Et là je bloque un peu.
Merci
Romain-Brice

 

JP :

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Salut Romain-Brice, dans mon expérience pour les shifts j’ai pu voir un peu de tout.
A - Pour les shifts contro, si le patient vient rapidement après le blocage, la réduction est facile à obtenir.
1 - Le cas de figure le plus rapide est le suivant: le patient qui arrive de lui même à faire la correction (CAD faire une inclinaison homolatérale à la douleur = shift mou).
2 - Si le patient n’arrive pas à passer la ligne médiane (=shift dur), il aura besoin d’une participation du thérapeute (et ça prendra un peu plus de temps).
3 - Pour certains shifts qui sont très récalcitrants tu peux avoir besoin de faire des rotations.

Personnellement j’ai déjà vu une patiente qui était shiftée depuis 2 mois et demi (et bien comme il faut) et il a fallu au moins 8 séances (correction de shift plus mob en rotations, exos intensifs à la maison, interdiction de s’assoir et strap dans le dos) avant de repartir en extension et pas loin de 10-12 séances pour qu’elle soit droite.

Après il ne faut pas oublier que le bilan McKenzie est un bilan clinique. Si tu stagnes tu as un feu orange il faut donc progresser dans les forces. Si tu stagnes avec une progression des forces il faut utiliser des forces alternatives (mise hors charge ou changement de plan). CAD qu’à un moment donné il faut repartir en extension (hanches décalées ou non en fonction de la rép symptomatique) ou en rotation.
En gros il ne faut pas oublier de renvoyer ton patient en extension à un moment (même si ton patient n’est pas tout à fait droit, tu te bases sur la réponse symptomatique)

B - Pour les shifts homo, ça c’est la merde... Tu as trois possibilités:
1 - tu ignores la présentation symptomatique et tu corriges la déformation.
2 - tu ignores la déformation et tu te concentres sur les douleurs (tu vas donc en aggravation du shift).
3 - tu l’envoies en extension.
Mais le pronostic n’est forcement super bon.

 

LOMER Romain-Brice :

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Merci JP, mon patient qui avait un shift droit controlatéral et passé en shift homo latéral et mon pb était effectivement qu'elle solution choisir? Mais depuis il est parti et préfère faire des séances d'ostéo...